Lors de son interview, Nicolas Hayek, patron de Swatch Group, livre le diagnostic qu’il avait fait à l’époque de la reprise de l’industrie horlogère Suisse, industrie rendue exsangue à cause de sa compétition contre l’industrie Japonaise.
Pour lui, la clé de cette compétition ne résidait pas dans les coûts de production, supposément plus chers en Suisse qu’au Japon, mais à la qualité des dirigeants de cette industrie, excellents du côté nippon et mauvais de côté Suisse.
« Ils étaient arrogants, satisfaits d’eux mêmes, croyaient que le bon Dieu leur redevait le fait qu’ils étaient Suisses et d’être les premiers au monde, de vendre des montres bonnes ou mauvaises à n’importe quel prix et à n’importe qui et de rester toujours les meilleurs du monde.
Et puis, ils méprisaient tous les gens qui étaient leurs adversaires et qui n’étaient pas dans cette industrie là.
Avec cette approche, vous faites comme nous avons fait avec
Cela ne vous rappelle rien ? Certains des grands décisionnaires de notre filière n’ont-ils pas eu une tendance parfaitement identique à dénigrer ces vins industriels faits par des « bouffeurs de Kangourous » et qui n’avaient, mais alors, aucune chance face aux vins de nos belles AOC.
D’autres ne continuent-ils pas à se focaliser sur les coûts de production ? Plus loin dans son interview Nicolas Hayek avoue ne représenter que 3% du total des montres vendues mais 70% de la marge bénéficiaire dégagée par cette industrie.
Et grâce à cela, de 90 sites de production, il y a 20 ans, ils sont passés à 150… en Suisse.
Pour en savoir plus n’hésitez pas à télécharger ce savoureux morceau d’intelligence sur le podcast de France Inter :
http://www.radiofrance.fr/services/rfmobiles/podcast/index.php?channel=1
Bonne lecture.