italianoenglishfrançaisdeutschespañolportuguês
Langue
Recherche
  • » Analyses
  • » TENDANCES, REFORMES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES

TENDANCES, REFORMES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES

A l’occasion du cinquantenaire de la société danoise Foss, une conférence internationale sur le vin s’est déroulée à Barcelone le 15 juin dernier. Les thèmes abordés ont été les tendances de la consommation, l’agenda politique européen et l’utilisation de nouvelles technologies en vinification. Une demande en déclin et de nouvelles réformes M. Brian Howard, Directeur du Business Development à Wine Intelligence (Royaume Uni) a peint un portrait général de la demande de vin dans le monde, en déclin dans tous les pays producteurs à l’exception des Etats-Unis. La surproduction risque de s’aggraver, et « le lac va devnir un océan », selon lui. L’ “implication” du consommateur est la clé de la survie et du profit. « L’implication peut faire monter les prix de 20% », explique-t-il, en se référant aux success stories du marketing, australiennes notamment. La grande distribution contrôlant plus de 60% du marché consommateur a un pouvoir incroyable pour décider ce qui est tendance dans le vin et ce qui ne l’est pas. La marque et la perception du consommateur sont essentielles. Par exemple, dans une étude effectuée par Wine Intelligence sur les préférences des consommateurs britanniques, 40% de ceux qui prétendent aimer le Rioja, déclarent ne pas boire de vin espagnol ! M. Howard a insisté sur la nécessité de mieux utiliser l’outil marketing : « Les consommateurs ont besoin de ressentir le côté unique d’un vin » M. Rafael De Michelena Saval, Membre du groupe permanent européen du Comité Consultatif en Vins, est aussi revenu sur la surproduction. A propos des surplus annuels de production en Europe, il déclare: “30 à 40 millions d’hectolitres n’ont pas de destination. Voila tout le problème.” M. Saval a décrit les objectifs de la réforme européenne en cours. Il s’agit d’accroître la compétitivité des producteurs de vin européens, de renforcer la réputation de nos vins de qualité, de regagner d’anciens marchés et d’en conquérir de nouveaux, en Europe et dans le monde. Selon M. Saval, “nous devons conserver nos traditions uniques mais améliorer notre compétitivité, en s’adaptant au goût des consommateurs. » La technologie peut jouer un rôle important dans le futur d’une industrie européenne du vin plus compétitive, par exemple dans l’analyse des rémunérations, et dans un système de qualité à un prix prédéterminé par la demande des consommateurs. « Les nouvelles technologies nous permettent de satisfaire de nouvelles demandes en nous donnant plus de flexibilité », affirme M. Saval. Davantage d’information sur la réforme européenne proposée est disponible en français sur: http://ec.europa.eu/agriculture/capreform/wine/index_fr.htm Les technologies infra rouge au service du monde du vin ? Les interventions suivantes ont présenté l’intérêt de la technologie FTIR (Fourier Transform Infrared Spectroscopy) développée par Foss dans ses appareils de mesures analytiques GrapeScan et WineScan notamment. M. Eric Wilkes, Oenologue chimiste de Fosters Wine Estate, en Australie, a rappelé la réalité de la production à grande échelle et a notamment mis en avant l’intérêt de la technologie FTIR pour piloter les vendanges, en combinant les analyses de maturité avec l’imagerie satellite, mais aussi pour le suivi en temps réel des fermentations, qui permet de produire des vins véritablement « sur mesure ». Le Professeur Ulrich Fischer, de DLR Rheinpfalz - Department of Viticulture and Enology, a lui décrit un nouveau modèle de rémunération des producteurs de raisin, basé les analyses avec GrapeScan. Selon lui, ces analyses permettent une évaluation objective de la maturité et de l état sanitaire et donc un paiement équitable des producteurs. En outre, cela permet d’écarter les raisins de mauvaise qualité. Enfin, M. Matthieu Dubernet, Directeur du laboratoire Dubernet , à Narbonne, a lui présenté ses recherches sur la possibilité d’utiliser les analyses FTIR pour les mesures d’Ochratoxine A (OTA), étant donné que les analyses actuelles sont coûteuses et assez peu précises. Il n’est pas possible de mesurer les niveaux réels d’OTA avec FTIR, mais on peut mesurer l’activité métabolique d’Aspergillus carbonarius, champignon responsable de l’OTA dans les raisins. Cette activité peut être corrélée avec les taux d’acide Gluonique et Citrique, afin de repérer les vins “à risques”, affirme M. Dubernet. Cette méthode, balbutiante, a soulevé différentes critiques dans l’assistance. Elle ne s’appliquerait qu’à une région géographique limitée. En tous cas, il semble que cette technologie ait un avenir dans la gestion des mycotoxines, challenge important dans l’industrie agroalimentaire.
Publié le 11/07/2006
Fiches associées
© Tous les droits sont réservés
TVA: IT01286830334
ISSN 1826-1590
powered by Infonet Srl Piacenza
Politique de confidentialité
Ce site utilise les cookies nécessaires pour les objectifs décrits en mentions légales. Pour plus d’information sur la politique d’utilisation des cookies, voir les mentions légales. En fermant cette fenêtre, en déroulant la page, en cliquant sur un lien ou en continuant la navigation, vous consentez à l’utilisation des cookies.
Plus d’informationOK

- A +
ExecTime : 2,579102