Si la sécheresse et la canicule de 2003 ont marqué les esprits, de nombreux spécialistes du climat s’accordent sur la prévision de millésimes aux caractéristiques similaires, avec une fréquence d’une année sur deux dans la deuxième moitié du siècle, voire davantage à la fin du XXIème siècle. En région méditerranéenne, les étés qui ont suivi 2003 n’ont guère permis de rassurer l’ensemble des acteurs sensibles à ces préoccupations climatiques, au premier rang desquels se retrouvent les professionnels du milieu agricole. Il est alors intéressant de présenter quelques bases de la réflexion scientifique conduisant à l’énoncé de telles hypothèses pour mieux juger la pertinence de ces modifications annoncées. En parallèle à ces études prospectives sur le devenir du climat, la prise en compte des caractéristiques météorologiques du millésime peut dores et déjà être intégrée à des outils de modélisation agronomique, afin d’accompagner le producteur dans le raisonnement de ses pratiques culturales. De tels modèles existent déjà par exemple pour aider à la gestion de la contrainte hydrique au vignoble.

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