Article présenté lors de la rencontre technique du 20 décembre 2007 intitulée « Viticulture durable et Environnement : les enjeux et défis technico-économiques de demain » organisée par l’IFV Midi-Pyrénées Mildiou (Plasmopara viticola) et oïdium (Uncinula necator) constituent deux parasites redoutables pour la vigne européenne (Vitis vinifera), capables d’attaquer toutes les parties “vertes“ voire les baies en cours de maturation pour le second. Originaires d’Amérique du Nord, ces maladies de type fongiques furent introduites en Europe au cours de la deuxième moitié du 19e siècle et ont failli y anéantir les vignobles, en raison de la sensibilité généralisée de l’espèce V. vinifera. Au cours du 20e siècle, l’introgression de caractères de résistance dans V. vinifera à partir de la source de résistance constituée par des Vitis américaines a été activement poursuivie. Mais la nature polygénique des caractères n’a pas permis d’atteindre le progrès génétique escompté, en particulier pour la qualité du raisin et du vin. Récemment, des avancées scientifiques majeures ont cependant redonné tout son intérêt à la voie génétique : il s’agit notamment de la caractérisation de nouvelles sources de résistance (muscadines, Vitis asiatiques), de la cartographie de plusieurs QTLs de résistance, de la démonstration de l’efficience de croisements en retour pour restaurer la qualité sans perdre en niveau de résistance. Fortement impliqué dans ces recherches de base, l’INRA a décidé d’engager un programme de création de variétés de cuve, dont les objectifs majeurs sont la durabilité de la résistance, l’adaptation aux contraintes climatiques françaises et l’adéquation avec les exigences de qualité de la filière vinicole. Nous en présentons la méthodologie et les premiers résultats. Nous vous invitons à consulter l’intégralité de l’article, en lien ci-contre.

Documents joints