Un travail de recherche récent s’est fixé comme objectif de développer des nanobiocapteurs LSPR (biocapteurs de résonance des plasmons de surface) pour la détection de Brettanomyces dans le vin. Les capteurs LSPR sont des nanobiocapteurs déjà utilisés ayant de très bons résultats en protéomique et d’autres études génétiques, ce qui a mené les chercheurs à considérer la grande utilité que cette technologie pourrait avoir sur la détection des organismes d’altération du vin.
 
Selon les chercheurs, la technologie LSPR peut apporter une méthode rapide et sensible pour détecter Brettanomyces bruxellensis dans le vin à des niveaux plus faibles que les méthodes de détection actuelles.
 
Le nanobiocapteur utilisé dans cette étude a été créé en utilisant une surface d’or nanostructurée capable de s’unir à l’extrémité 5′ de la séquence partielle modifiée d’ADN de l’ADN de Brettanomyces bruxellensis. Différentes concentrations d’ADN sont utilisées pour déterminer la sensibilité de ce système LSPR pour la détection de la présence de Brett. Les nanobiocapteurs LSPR ont été combinés à des cultures de levure Brettanomyces et à des cultures de levures Saccharomyces cerevisiae utilisées comme témoin.
 
Les résultats ont montré que le nanobiocapteur LSPR utilisé dans cette étude a présenté une grande spécificité par Brettanomyces bruxellensis et qu’aucune des levures responsables d’altérations dans les vins n’a été détectée dans les échantillons de Saccharomyces (comme on l’attendait). Le nanobiocapteur LSPR étudié a été capable de détecter Brettanomyces bruxellensis à des concentrations très faibles, à partir de 0,1 ng / ml.
 
Le travail est déjà disponible en ligne dans la revue « Sensors and Actuators B: Chemical ».