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DEFICIT HYDRIQUE ET ALIMENTATION MINERALE DE LA VIGNE

Markus Keller, Département d’horticulture et d’architecture paysagère, Université de l’état de Washington

L’eau et les nutriments sont profondément liés : les ions des nutriments disponibles pour les plantes sont dissous dans les solutions du sol et l’absorption des nutriments par les ceps dépend du flux hydrique qui part du sol, passe par les racines et remonte jusqu’aux rameaux. La transpiration des feuilles génère la tension nécessaire pour que les racines puissent absorber ces solutions de nutriments, mais dans un sol qui s’assèche, l’absorption de l’eau et des nutriments devient progressivement plus difficile pour les ceps. De plus, l’application d’un fertilisant azoté peut provoquer une augmentation de la sensibilité de la vigne à la sécheresse, car l’azote favorise la croissance des rameaux au détriment de celle des racines. Étant donné que la croissance est un processus plus sensible que la photosynthèse au stress hydrique et à la carence en azote, le déficit en eau et l’application limitée d’azote peuvent cependant être utilisés dans le but de contrôler le développement du feuillage, la composition des fruits et leur rendement. La croissance joue le rôle de stimulateur d’absorption des nutriments par le cep. Ainsi, la diminution de la croissance, provoquée par le déficit hydrique, réduit également les besoins nutritifs de la vigne. Néanmoins, la réduction des apports en eau ou en azote peut être perçue par la vigne comme un stress et sa réponse dépendra alors de l’avancement de son développement. Par exemple, un déficit hydrique appliqué avant la nouaison peut réduire le nombre de grappes et de baies, plus particulièrement en cas d’association avec une réduction des quantités d’azote. Un déficit hydrique bien régulé, en combinaison avec des taux d’application d’azote bas ou modérés, entre la floraison et la véraison, diminue l’importance du feuillage, la taille des baies, limite le rendement, accélère le mûrissement, améliore la couleur des fruits et réduit l’apparition des maladies. Mais cette stratégie conduit également à la réduction de la quantité d’azote assimilable par les levures dans le fruit, ce qui augmente le risque de fermentation languissante ou d’arrêt de fermentation. D’ailleurs, si le déficit hydrique ou la carence en azote deviennent trop marqués, la qualité des fruits souffre aussi bien de l’assimilation limitée en nutriments que de l’exposition excessive des fruits à la lumière. Si l’on veut que la relation entre la nutrition de la vigne et le déficit hydrique soit fructueuse, il est nécessaire d’y apporter une attention particulière. Nous vous conseillons la lecture de l'article intégral. Titre original: Deficit Irrigation and Vine Mineral Nutrition. Cliquez ci-contre pour en savoir plus.
Publié le 15/05/2006
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