L’évolution sociale, environnementale et réglementaire encourage les vignerons à réduire l’utilisation de produits chimiques. La production biologique est une solution éventuelle, mais le contrôle des nuisibles et des maladies au moyen des produits autorisés dans la production biologique est moins facile qu’avec les produits chimiques.

Nous avons intégré les niveaux de sévérité de la maladie (la pourriture noble, Botrytis, l’oïdium et le mildiou) et l’incidence des ravageurs (Tordeuses de la vigne) pour élaborer un indicateur des dégâts causés par les ravageurs et les maladies sur les grappes, dénommé indicateur d’évaluation des dégâts sur les grappes de raisins (« assessment indicator of damage in grape bunches » – AIDB), qui peut être utilisé pour évaluer l’incidence des ravageurs sur les réseaux des viticulteurs.

En 2011 et 2012, nous avons testé l’AIDB en surveillant les dégâts durant les principaux stades phénologiques de 20 vignobles dans les régions de Bordeaux et du Languedoc, dans le sud de la France, selon trois méthodes de production : la production conventionnelle, la production biologique et la conversion à la production biologique.

L’indicateur s’est avéré exact dans la description des dégâts totaux sur les grappes de raisins dans toutes les conditions testées. Indépendamment de la méthode de production, la valeur AIDB présentait une corrélation négative avec les paramètres de rendement et l’expertise technique du producteur.

Cet indicateur s’est révélé être un outil novateur pour estimer les dégâts des bioagresseurs sur les vignes à travers une variété de conditions.

L’AIDB permet aux vignerons et aux conseillers d’évaluer l’impact intégré de leurs stratégies de traitement sur la production viticole, ce qui est nécessaire à la réduction de l’utilisation des pesticides.

Nous vous conseillons la lecture de l’article intégral