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Effet du CO2 sur le goût des vins tranquilles : nouvelles théories

Effet du CO2 sur le goût des vins tranquilles : nouvelles théories

Une récente étude australienne remet en question les théories conventionnelles sur les effets du dioxyde de carbone dissous (CO2) sur la perception de la douceur, de l'amertume et de l'astringence des vins rouges et blancs tranquilles.

Le CO2 dissous est une caractéristique standard de tous les vins tranquilles. Sa présence à des niveaux excessifs ou insuffisants peut avoir des effets significatifs sur la qualité de ces vins.

Cependant, l'impact du CO2 dissous sur le goût et la texture du vin n'était pas bien connu jusqu'à présent, car les recherches existantes se sont concentrées sur les niveaux élevés des vins mousseux et pétillants.

Dans cette étude, réalisée par Richard Gawel et son groupe de recherche à l'Australian Wine Research Institute (AWRI), on a créé différents niveaux de CO2 dissous dans les vins de Chardonnay, Viognier, Shiraz et Cabernet Sauvignon, en mélangeant des versions du même vin traitées au CO2 et à l'azote.  Les vins ont ensuite été mis en bouteille et scellés à l'aide de bouchon à vis.

Différentes valeurs de pH, d'alcool et, dans le cas des vins rouges, de tanins, ont également été prises en compte, car ces composants sont connus pour être le principal stimulant du goût en bouche du vin.

Les vins ont été dégustés dans les mêmes conditions, et on a mesuré en même temps les concentrations de CO2 du vin dans le verre.

L'étude a montré que les niveaux plus élevés de CO2 dissous amélioraient toujours la douceur et réduisaient la sensation d'amertume dans les vins rouges et blancs, ainsi que la perception de l'astringence.

Les niveaux de CO2 dissous n'ont pas eu d'effet marqué sur la perception de l'acidité, de la viscosité/plénitude ou de la chaleur en bouche causée par l'alcool, ce qui est diamétralement à l'opposé de ce qui était prévu étant donné que le CO2 et ces composants activent la famille des récepteurs oraux responsables de la perception tactile irritative de la bouche.

On a constaté que servir le vin dans le verre entraîne une perte importante de CO2 dissous par rapport à la valeur mesurée dans la bouteille, et que le niveau de CO2 dissous se réduit encore davantage pendant le temps nécessaire à la consommation du vin. La perte de CO2 dissous peut aller jusqu'à 45% depuis son introduction dans le verre jusqu'à sa consommation.

Selon les chercheurs, l'étude offre aux producteurs des lignes directrices pour évaluer l'effet du CO2 dissous et atteindre un équilibre approprié entre le goût et la consistance du vin.

Le rapport est disponible sur le portail Web Wine Australia.

Publié le 17/12/2018
Article disponible en italiano spagnolo
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