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Une nouvelle protéine comme alternative aux produits phytopharmaceutiques contre le mildiou

Une nouvelle protéine comme alternative aux produits phytopharmaceutiques contre le mildiou

La vigne (Vitis vinifera L.) est une culture de grande valeur économique dans le monde entier. En effet, en 2018, plus de 29 millions de tonnes de raisins ont été produites en Europe, premier producteur mondial.

Une production de cette ampleur est possible grâce à l'utilisation de produits phytosanitaires qui permettent de lutter contre diverses maladies, dont la plus importante et la plus répandue est le mildiou de la vigne, causé par l'oomycète (un organisme semblable à un champignon), Plasmopara viticola. En l'absence de traitements et dans des conditions environnementales favorables, le mildiou peut affecter jusqu'à 75% de la vigne, entraînant des pertes de production importantes.

Il y a cinq ans, les groupes de recherche de Paolo Pesaresi, du département des biosciences de l'université de Milan, et de Silvia Vezzulli, de la Fondation Edmund Mach à San Michele all'Adige, en Italie, ont commencé à étudier une nouvelle stratégie qui permettrait de développer des alternatives aux fongicides conventionnels, avec un faible impact environnemental.

Le projet GrAptaResistance a permis de développer une nouvelle stratégie dans le secteur agrochimique, qui permet d'isoler de petites protéines, formées de 8 acides aminés, absolument naturelles, capables d'inhiber les enzymes clés des pathogènes et donc de lutter contre les infections.

Cette étude, publiée dans Scientific Reports, a identifié la protéine NoPv1 (No Plasmopara viticola 1) capable de bloquer dès le départ les infections des feuilles de vigne par l'agent pathogène. De plus, NoPv1 ne nuit en aucune façon à la croissance d'autres micro-organismes présents dans le sol et bénéfiques à la vigne, et il n'est pas nuisible aux cellules humaines.

Bien que les résultats obtenus soient préliminaires, cette stratégie représente une avancée importante dans la recherche de solutions de substitution à faible impact environnemental aux produits agropharmaceutiques. Selon les auteurs, la technique peut être utilisée pour identifier les protéines naturelles capables de combattre les infections causées par divers agents pathogènes des plantes.

Publié le 10/11/2020
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