L’application des traitements De nombreuses obligations nouvelles pour l’applicateur : Les conditions d’emploi des pesticides par les viticulteurs sont également plus draconiennes : mise en place de zones de non traitement en bordure des cours d’eau (au minimum de 5m, et jusqu’à 20m, 50m et plus de 100m en fonction de leur classement écotoxicologique) ; interdiction de traiter en présence de vent trop fort (4 et plus sur l’échelle de Beaufort) ; interdiction de mélanger des spécialités classées T ou T+, ou en fonction des phrases de risques : R40, R48, R62, R63, R64 ou R68, ce qui concerne un certain nombre de spécialités homologuées en viticulture ; mise en place de contrôles techniques obligatoires des pulvérisateurs à partir de 2009 ; mise en place d’un délai de traitement avant récolte de 3 jours minimum (et plus selon les homologations des spécialités commerciales) ; obligation de gérer les effluents phytosanitaires et les fonds de cuve ; mise aux normes des locaux de stockage des produits phytosanitaires ; instauration de délais de réentrée dans la parcelle après traitement. Protection des applicateurs : La manipulation des produits phytosanitaires, même ceux classés non toxiques, requiert une vigilance importante pour éviter tout risque pour la santé du manipulateur. Les phases de risque sont : • Le stockage : les locaux de stockage doivent être fermés à clés, aérés, disposer d’un robinet à proximité pour pemettre de se laver rapidement ; les produits doivent être conservés dans leurs emballages d’origine, et jamais au delà de la date de péremption, dans un local sec, aéré. • La préparation des bouillies : l’applicateur doit se protéger contre tout contact ou risque d’inhalation (port de masques, de combinaison, de gants) • L’application : l’emploi de tracteurs à cabine fermée et si possible pressurisée limite les risques d’inhalation, mais le port du masque et d’une combinaison et de gants reste nécessaire. L’expérience montre que les principaux risques de contamination sont liées à des interventions sur le pulvérisateurs suite à des incidents imprévus (rupture de flexible, obturation de buses). La bonne préparation du matériel, qui doit être révisé en début de campagne, et régulièrement contrôlé entre deux interventions permet de limiter ces risques. Le pulvérisateur doit obligatoirement comporter une réserve d’eau pour pouvoir se laver en cas d’intervention. • Le rinçage : c’est la phase de risque la plus négligée, et pourtant les risques de projection sont importants. Il est indispensable de conserver combinaison et gants pendant cette phase. Nous vous invitons à consulter l’article intégral, lien ci-contre.

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